Sculptures

La sculpture

<i>Force retenue</i>, 1962. Terre cuite. Statue
Force retenue, 1962. Terre cuite. Statue

La sculpture, pour Morgan-Snell, est la forme d’expression la plus achevée, en tant que création : « Une statue, voyez-vous, on la sent naître. C’est une œuvre totale. Ses contours, ses modelés, ses reliefs, on les façonne petit à petit, on les perfectionne. On a vraiment l’impression, en pétrissant la glaise, de faite œuvre de créateur, de donner la vie, d’animer d’une étincelle spirituelle cette matière inanimée. La naissance d’une statue, pour moi sans doute parce que je suis une femme - cela représente vraiment, au sens le plus complet du terme, une naissance».

Au cours de l’été 1957 elle se jette dans ce nouveau métier et réussit au-delà de toute espérance. L’artiste cherche à faire surgir le mouvement de la matière inerte. Si certains ont voulu comparer Morgan-Snell à Michel Ange en raison de la puissance de son trait et la science de ses compositions monumentales et pour ses sculptures, ce serait plutôt de Carpeaux qu’il conviendrait de la rapprocher. Il en est ainsi de son groupe le plus étudié, le Mouvement Perpétuel , qui n’est pas sans parenté avec d’illustres groupes de Carpeaux tels La Danse et La Fontaine du Luxembourg. De même la statue d’homme de Morgan-Snell la terre cuite intitulée Force Retenue qui obtint la médaille d’or de sculpture en 1964, rappelle par son attitude Hugolin du même Carpeaux. Elle s’est également distinguée dans des œuvres de petite dimension faisant apparaitre tout son talent telle que Jeune Ardeur ou des têtes de cheval toutes les deux en bronze doré.


Oeuvres



Retour en haut

Navigation